July 24, 2012
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Mississagua, May 05, 2009
Une étude montre qu’une importance de plus en plus grande est accordée à l’économie intérieure, au détriment de l’économie internationale
Les petites et moyennes entreprises des Prairies sont les plus optimistes au sujet des perspectives commerciales au Canada en 2009. Elles semblent toutefois commettre l’erreur de se détourner des marchés internationaux et de miser davantage sur l’économie intérieure pour assurer leur croissance.
En effet, selon une étude menée par TNS Canadian Facts dans le cadre de l’élaboration du Rapport sur la conjoncture économique au Canada d’UPS (UPS Business MonitorMS Canada), 59 pour cent des PME sondées dans les Prairies pensent que leur situation économique s’améliorera au cours de la prochaine année tandis que 1 pour cent prévoient au contraire qu’elle se détériorera. Ces données contrastent vivement avec celles recueillies en 2007. À l’époque, 10 pour cent des PME de la région pensaient que leur situation économique se détériorerait avant longtemps.
Les résultats reflètent la récente période de prospérité observée au Manitoba et en Saskatchewan, qui fait de la région des Prairies la nouvelle « terre promise » économique du pays. Toutefois, ce récent essor économique a poussé beaucoup de PME à se détourner du commerce international.
En fait, la proportion de PME des Prairies qui vend des marchandises à l’étranger n’est plus que de 7 pour cent, comparativement à 22 pour cent en 2007.
« La tendance que nous observons dans les Prairies semble indiquer qu’une importance de plus en plus grande est accordée à l’économie intérieure, au détriment de l’économie internationale. Cette situation est diamétralement opposée à ce qui se passe dans les autres provinces telles que l’Alberta et l’Ontario », a affirmé Mike Tierney, président d’UPS Canada. « Il est important de ne pas oublier que le commerce international constitue une composante incontournable et essentielle de toute entreprise équilibrée qui connaît du succès et qui souhaite conserver des partenaires à l’étranger, dans les bons moments comme dans les mauvais, pour maintenir une croissance régulière qui la protège des contrecoups d’un ralentissement économique. »
Depuis 2007, la proportion de PME qui s’approvisionnent à l’étranger est passée de 30 pour cent à 40 pour cent. Pendant la même période, la proportion de PME albertaines qui s’approvisionnent à l’étranger est passée de 6 pour cent à 39 pour cent, et de 8 pour cent à 23 pour cent chez les PME qui vendent leurs produits à l’étranger.
« Les entrepreneurs ontariens et albertains ont clairement perçu les bienfaits de faire affaire à l’étranger et misent sur cet avantage en cette période économique difficile », a affirmé Mike Tierney.
L’intensification subite des échanges commerciaux mondiaux pourrait être responsable du regain de confiance affiché par les PME de l’Ontario. Malgré une économie vacillante, seulement 6 pour cent des entrepreneurs qui y ont été sondés entrevoient un ralentissement de leurs affaires, alors que près de la moitié (47 pour cent) comptent sur une reprise de la croissance dans un avenir prochain.
Bien que les effets de la récession se font sentir partout au pays, le pourcentage de PME qui prévoient une réduction de leur effectif à augmenté uniquement en Alberta, au Québec et en Colombie-Britannique. En ce moment, aucune PME sondée de la région des Prairies ne prévoit réduire son effectif, comparativement à 4 pour cent en 2007.
Pour toutes les entreprises, les États-Unis demeurent le principal partenaire d’approvisionnement et de vente à l’extérieur du Canada. Cependant, l’étude démontre que les PME canadiennes effectuant des échanges commerciaux mondiaux ont commencé à se diversifier géographiquement en ciblant désormais des pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Sud.
« Nous commençons à percevoir les effets du ralentissement économique aux États-Unis sur les tendances en matière d’échanges commerciaux mondiaux », a mentionné Mike Tierney. « Les entreprises canadiennes commencent à se rendre compte du nombre incroyable d’occasions qui s’offrent à elles à l’extérieur de la zone de l’ALENA et en tirent profit afin de résister aux turbulences économiques. »
Les PME du Québec se méfient toujours du commerce international. En effet, 10 pour cent d’entre elles perçoivent négativement le commerce international alors que 58 pour cent (la plus grande proportion au Canada) privilégient le maintien de restrictions commerciales.
Malgré le récent recul de l’économie en Alberta causé par la chute du secteur de l’énergie, la province demeure l’emplacement idéal où prendre de l’expansion selon les PME des autres provinces canadiennes, devant la Colombie-Britannique et les Prairies.
L’étude servant à l’élaboration du Rapport sur la conjoncture économique au Canada a été menée par TNS Canadian Facts du 12 novembre au 3 décembre 2008, auprès de 505 PME de partout au pays. Sa marge d’erreur est de plus ou moins 4,4 %.
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